Désigné comme étant le « septième art », le cinéma est une manière de capter l’image et de la manipuler à sa convenance. Depuis le début du XXe siècle, ce dispositif narratif prend de l’ampleur jusqu’à devenir une véritable entreprise de production à diffusion mondiale, s’inscrivant autant dans notre vie quotidienne que dans la construction d’une culture populaire. Ainsi, les chercheurs interviewés le perçoivent de différentes manières, que ce soit dans son intégration dans la culture populaire ou que ce soit par une esthétique de l’image qui se manifeste dans le cadrage et la luminosité.

1.1. L’importance du cinéma dans notre société

Si Luca Giulani affirme que dans la deuxième moitié du XXe siècle la place du cinéma fait concurrence à celle de la peinture et devient un art à part entière, selon Renaud Robert, le pouvoir de l’image est omniprésent dans notre vie quotidienne. Que ce soit à travers les films, la publicité ou la télévision, l’image tend à se confondre à la réalité et devient une part de celle-ci.

1.2. Notre attitude face à cette omniprésence des images et du cinéma

Comment aborder dans ces conditions la présence de l’image à travers le cinéma (et plus largement à travers les arts populaires) ? Parce que nous sommes entourés d’images, comme le rappelle Donna Kurtz, en sommes-nous pour autant des consommateurs ? Si Luca Giuliani répond négativement à cette question, selon Martine Denoyelle, il doit s’agir d’une consommation active et souvent instinctive.

2.1. Le goût pour le cinéma : du loisir à l’intérêt esthétique

L’expérience personnelle. Le cinéma est pour la plupart un média qui se regarde régulièrement (John North, Mary Beard, Robert Renaud). Certains exposent leurs références cinématographiques et s’intéressent à l’esthétique du cinéma en tant qu’image visuelle (Martine Denoyelle, Gilles Sauron, Renaud Robert, Ida Baldassarre), pour d’autres c’est juste un loisir (Luca Cerchiai) et peuvent intégrer les documentaires dans le cinéma (Françoise Frontisi-Ducroux) ; d’autres encore, vont peu souvent au cinéma voir pas du tout.

2.2. Le goût pour le cinéma : cadrage et lumière

Il y a un intérêt certain pour l’esthétique de l’image pour les chercheurs interviewés (Gilles Sauron, Martine Denoyelle) ; et c’est une sensibilité qui se situe surtout au niveau du cadrage, de la lumière.

2.3. Le goût pour le cinéma. Le mouvement de l’image

Selon François Lissarague, l’étude de l’image dans le cinéma est différente ; c’est un art cinétique qui conçoit les images non pas une à une mais dans leur ensemble, dans une sérialité. La complexité du cinéma est présente par une combinaison narrative avec des mots et des images ; ainsi, Luca Giuliani déplore le fait que certains chercheurs qui étudient le cinéma viennent des études littéraires : ils se concentrent trop sur le récit et pas assez sur l’image. Si les images peuvent être un support à la réflexion, selon Jas Elsner, les films sont à aborder d’une manière différente et avec précaution car ils apportent une émotion.

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