D’après le CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales), la mythologie est « un ensemble de mythes propres à une civilisation, à un peuple, à une religion, à un thème, à un élément ». Ces mythes se sont d’abord transmis oralement avant d’être rédigés et représentés. Les images et textes liés aux mythes sont des ressources importantes pour tous les chercheurs et plus particulièrement pour les antiquisants qui sont confrontés à de très nombreuses représentations de mythes grecs, romains, étrusques, etc. Ainsi, les chercheurs interviewés évoquent leur rapport à la mythologie, l’importance que cette dernière a pu avoir dans leur formation et plus généralement la fascination qu’elle exerce sur la société. Ils s’attardent également sur le rapport entre le texte et l’image mythologique et plus généralement sur la complexité d’étudier les images figurant des mythes.

1.1. Les mythes au cœur de la société : leur importance dans l’enfance et leur impact dans les choix futurs

Parmi les histoires racontées aux enfants, les mythes, surtout grecs et romains, ont une importance toute particulière, notamment grâce à leur caractère édifiant et les images mentales qu’ils font naître. Ainsi Martine Denoyelle se souvient des histoires mythologiques que lui racontait son grand-père alors qu’elle était enfant et du rôle que ces mythes ont eu sur ses choix futurs. De même, la mythologie a eu un véritable impact sur François Lissarrague qui explique avoir décidé de faire ses études sur ce sujet.

1.2. Les mythes au cœur de la société : une fascination des textes puis des images

Les mythes exercent une véritable attraction dans la société, probablement grâce aux voyages mentaux qu’ils permettent à travers les récits et les images qui leur sont liés. À l’école secondaire, l’étude de la mythologie est intégrée aux programmes et fascine souvent les élèves, puis à nouveau à l’université, comme l’ont expérimenté Martine Denoyelle et Pascale Linant de Bellefonds. Les mythes sont également le sujet de nombreux ouvrages – littéraires ou théoriques – qui attisent l’intérêt comme l’explique Françoise Frontisi-Ducroux.

2.1. L’étude des mythes : l’importance de la relation texte/image

Les mythes étant avant tout des récits écrits, étudier l’image en rapport avec le texte semble être un réflexe comme l’expliquent Pascale Linant de Bellefonds et Françoise Frontisi-Ducroux. Ida Baldassarre soutient quant à elle l’importance pour les chercheurs contemporains de connaître les textes et de savoir lire les images pour comprendre toutes les subtilités des représentations antiques.

 

2.2. L’étude des mythes : regarder l’image pour comprendre le mythe

Pour des chercheurs comme Martine Denoyelle et Pascale Linant de Bellefonds, étudier une image mythologique revient avant toute chose à la regarder. Pour Pascale Linant de Bellefonds, il ne suffit pas de regarder une photographie d’une représentation ; pour véritablement étudier l’image, il faut la voir en vrai. Martine Denoyelle, quant à elle, met en garde contre le regard trop subjectif que l’on porte sur les scènes mythologiques.

2.3. L’étude des mythes : la complexité à théoriser et à contextualiser

Par leur grande variété de représentation, les mythes sont bien plus complexes à étudier qu’il n’y paraît. Si François Lissarrague et John Boardman évoquent la difficulté ou le manque de pertinence à concevoir un manuel sur l’iconographique des mythes, d’autres commentent l’entreprise pharamineuse du LIMC (Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae) en soulignant que son utilisation exige de la prudence. Martine Denoyelle parle des diverses approches possibles pour l’étude des images mythologiques tandis que Paul Cartledge aborde la difficulté d’étudier une image mythologique qui n’aurait aucun point de confrontation ni en littérature ni en art.

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